Prendre de la hauteur sur le San Peyre

Vue depuis le somment du San Peyre

Le parc du San Peyre à Mandelieu-la-Napoule est un de nos nombreux parcs départementaux à posséder une vue à couper le souffle. Il se trouve sur une colline volcanique qui culmine à 131 mètres de hauteur. De là-haut on embrasse un panorama qui résume à lui seul notre belle région. En face, le golfe de la Napoule et les îles de Lérins, vers l’ouest, les roches rouges de l’Estérel, à l’est les beaux sommets du Mercantour… Une table d’orientation vous permettra de mieux identifier villes et montagnes lorsque le temps est dégagé.

La flore, un aperçu du maquis

Le maquis est une végétation que l’on trouve sous le climat méditerranéen. Forgée pour résister à la sécheresse, elle se caractérise par la présence de cistes, d’arbousiers, de genêts ou encore de bruyère. Sur le San Peyre on relève en plus la présence de nombreux oliviers mais surtout du mimosa, sans doute des résurgences du Tanneron voisin.

En fonction de l’époque de l’année, vous verrez telle ou telle espèce en fleurs. Les fruits de l’arbousier se dégustent en automne, les senteurs du mimosa embaumeront l’air entre janvier et février quant aux genêts ils seront en fleurs du printemps à l’été.

Quelques vieilles pierres et de la littérature

Autrefois, sur le San Peyre se dressait un château ainsi qu’une chapelle. Aujourd’hui il ne reste que quelques ruines. Au sommet, on aperçoit celles de la base du donjon et quelques pans de murs de la chapelle. L’ensemble est bâti avec des pierres de grès rouge ou vert et de rhyolite, cette fameuse pierre rouge qui donne sa couleur à l’Estérel. Ce sont là les traces de la zone volcanique qu’était, il y a bien longtemps, l’Estérel! A ce sujet je vous conseille l’excellent article de André Laurenti de « Volcanspro/Azur Séisme ». Vous y découvrirez comment l’action du magma a façonné le paysage actuel.

Mont San Peyre vu depuis le port
La forme conique du San Peyre rappelle son origine volcanique

Beaucoup plus tard, au XIX° siècle, la chapelle aurait abrité un ermite. Guy de Maupassant qui est passé plusieurs fois sur la Riviera nous raconte sa rencontre dans une nouvelle où il lui donne un bien sombre destin. Vous pourrez la lire en cliquant ici

Guy de Maupassant par Nadar
Guy de Maupassant par Nadar
Ruines de la chapelle sur le San Peyre
Les ruines de la chapelle

« La vue, de là, est admirable. C’est, à droite, l’Esterel aux sommets pointus, étrangement découpés, puis la mer démesurée, s’allongeant jusqu’aux côtes lointaines de l’Italie, avec ses caps nombreux et, en face de Cannes, les îles de Lérins, vertes et plates, qui semblent flotter et dont la dernière présente vers le large un haut et vieux château fort à tours crénelées, bâti dans les flots mêmes.

Puis dominant la côte verte, (…) s’élèvent les Alpes, dont les sommets sont encore encapuchonnés de neige. »

Guy de Maupassant, L’ermite, 1886.
Chemin sur le San Peyre
Entre les oliviers, le chemin piétonnier qui mène au sommet

Si l’on part du parking de la Ginesta on peut atteindre le sommet en une vingtaine de minutes. L’accès y est facile car le chemin est piétonnier.

Comment s’y rendre?

On peut également partir de la gare de Mandelieu-la-Napoule. Plusieurs rues rejoignent soit le boulevard de la Ginesta soit le chemin de San Peyre.

Au sommet, on trouve une petite table de pique-nique. Idéal pour se poser, admirer la vue et reprendre des forces pour redescendre.

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